Le
4 Octobre 1977, soir de la fête de Sim'hat Torah,
alors que les danses des 'hassidim battaient leur plein
dans la synagogue du Rabbi, celui-ci subit une crise cardiaque
très sérieuse. Le Rabbi fut alors hospitalisé,
dans son bureau. Ce ne fut que cinq semaines plus tard,
le 1er Kislev, qu'il put rejoindre son domicile. C'est ainsi
qu'en ce jour, les 'hassidim adoptèrent la coutume
de célébrer cette guérison et d'en
remercier D-ieu. |
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Lors
de l'été 1976, le Ministère Israélien
de la Défense organisa un voyage aux Etats-Unis pour
un groupe de ses soldats handicapés, victimes des
différentes guerres qu'avait connues le pays. |
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Ils
rendirent alors visite au Rabbi de Loubavitch : dix grands
bus les transportèrent dans leurs chaises roulantes
depuis leur hôtel à New York, jusqu'au 770
Eastern Parkway, où se trouvait la synagogue. |
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Le
Rabbi s'en trouva particulièrement ému. Le
sourire aux lèvres, il les accueillit chaleureusement,
serrant les mains de chacun pendant plusieurs minutes et
distillant ici et là quelques encouragements. |
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Puis
il s'adressa publiquement à eux en ces termes : |
«
Si quelqu'un a été privé d'un de ses
membres ou d'une de ses facultés, cela signifie que
D-ieu lui a donné des forces spéciales pour
pouvoir surmonter ces restrictions et lui permettre ainsi
d'accomplir des exploits qu'un homme « normal »
ne peut pas accomplir. Vous n'êtes ni handicapés,
ni infirmes, vous êtes des hommes spéciaux
et uniques, dans la mesure où vous détenez
des potentialités que nul autre être ne possède.
Je suggère par conséquent que l'on ne vous
désigne plus tels que des « infirmes »
ou des « handicapés », mais plutôt
en tant qu'« individus spéciaux », ce
qui soulignerait votre singularité. » |
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Rappelons
qu'à cette époque-là, une telle approche
n'était pas des plus courantes, même dans les
milieux médicaux qui usaient eux aussi de termes
à connotation négative. Pourtant, le Rabbi
appliquait là le vieil adage 'hassidique : «
Pense bien et tout ira bien » ! |
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À
ces hommes, qui avaient perdu l'usage de leurs membres pour
la défense de leur peuple, le Rabbi transmit des
paroles réconfortantes, chaleureuses et optimistes.
Nombre d'entre deux avouèrent qu'il s'agissait bien
de la première fois depuis leur infirmité,
qu'ils percevaient un langage positif, sans ressentir une
attitude de pitié, de culpabilité ou même
de répulsion. |
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Lorsque
le Rabbi retourna dans son bureau, son secrétaire
révéla qu'il lui fallut une semaine pour se
remettre de ces rencontres... |
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Magazine
Rencontres - Mr Chabtaï Coën |
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