La
prière est à la base du comportement de la Thora,
au point qu'un 'Hassid est défini comme un "homme qui
prie". Elle est appelée le "service de D-ieu du
coeur". Pendant la nuit, l'âme quitte le corps, n'y laissant
que la partie d'elle même nécessaire pour se maintenir
en vie. En conséquence, la matérialité du corps
et son rejet de la spiritualité sont alors accrus et l'homme
qui se réveille aura perdu, pour une large part, sa sensibilité
au Divin. Afin de se délivrer de cet état, il doit
prier. |
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La
prière du matin, dont le but est d'éveiller l'amour
de D-ieu pour toute la journée, est composée de quatre
étapes :
1) La première, qui va du début
jusqu'au texte [Barou'h Chéamar], a pour but de provoquer
la soumission naturelle de l'être, sans faire appel à
la réflexion intélectuelle ou à l'émotion.
Elle conduit l'homme à accepter la Volonté divine
sans pour autant lui retirer la conscience de sa propre.
2) La seconde phase de la prière
du matin se poursuit jusqu'à la bénédiction
[Ichtaba'h]. Elle est essentiellemnt contemplative. Elle place l'homme
face aux merveilles de la création et le conduit à
s'extasier devant la grandeur de D-ieu, dont elle est le reflet.
Sa réction est alors avant tout émotionnelle.
3) La troisième étape est
celle du [Chéma Israël] et de ses bénédictions.
Elle est méditative et conduit l'homme à la réflexion.
C'est en particulier pour cela qu'elle décrit le service
de D-ieu des anges. A l'issue de celle-ci, l'homme se soumet à
D-ieu, ressentt et comprend Sa grandeur. Tout ce processus s'exprime
pendant l'étape suivante,
4) La quatrième étape, la
Amida. L'homme est alors totalement attaché à D-ieu.
Il ne peut faire un geste, ne peut détourner son esprit.
Son unification avec la Divinité est totale. Les textes de
la prière faisant suite à la Amida ont pour but ,
après cette phase ascendante, de faire descendre dans le
monde l'influence spirituelle ainsi suscitée de sorte que
l'amour et la soumission qui en découlent soient physiquement
perçus par le corps et marquent de leur trace toute la journée,
jusqu'au lendemain matin, lorsqu'il sera de nouveau nécessaire
de prier. |
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Ce
qui vient d'être dit explique le rôle central de la
prière. Ses différentes phases rendant nécessaires
d'importants efforts, les 'Hassidim ont coutume de prier longtemps.
Ainsi, Rabbi Yossef Its'hak, grand-père maternel du Rabbi
Rayats, dont il porte le nom, expliquait que "prier avec la
communauté" signifie également "prier en
rassemblant toutes les forces de son âme. |
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